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vendredi 13 janvier 2017

Louise nous parle ... de son Duo-Day

Dans le cadre de mon Duo-Day (journée en entreprise avec un diplômé de UniLaSalle - Campus Beauvais), j’ai eu l’occasion de suivre Chloé Martineau-Jansens, chargée de mission en agriculture durable dans le pays du Ternois.

Nous avons travaillé sur le lien entre les circuits courts et la restauration collective dans la matinée. L’après-midi, j’ai eu l’occasion de participer à une réunion sur la préparation du Concours de Prairies Fleuries sur le territoire Authie-Canche-Ternois. J’ai pu découvrir ce concours qui, comme le TNLA est régi par le Concours Général Agricole, et dont la finale se déroule au salon. Pour ce concours, les participants sont sélectionnés par une structure agro-écologique locale qui va se rendre chez les éleveurs avec un jury composé d’agronomes, de botanistes et d'apiculteurs. En fonctions de leurs évaluations, des agriculteurs du territoire seront donc finalistes.

Ce concours a pour objectif de mobiliser et sensibiliser les éleveurs aux enjeux importants des prairies. Cet objectif est d’ailleurs très important en région Hauts-de-France en raison de la disparition de nombreuses prairies. Il y a différentes catégories : les prairies en pâturage exclusif, celles en pâturage et fauche. De nombreux critères sont évalués pour juger la diversité floristique. Pour qu’une prairie soit éligible, elle doit être naturelle (non semée) et elle doit contenir les cinq espèces exigées par le règlement.

Une telle biodiversité permet un équilibre agri-écologique plus important. Les agriculteurs et éleveurs seront donc récompensés pour leur savoir-faire et leur technicité, et donc indirectement pour leur intérêt pour cet équilibre agri-écologique.

                                     

mercredi 11 janvier 2017

Emma nous apprend ... à dessiner une vache

Tout d’abord il faut dessiner le « nez » :


Puis, il faut dessiner le reste de la tête : les yeux, les oreilles, les cornes.


Il faut ensuite dessiner le corps de la vache.


Et enfin il faut ajouter quelques taches et la queue.


lundi 9 janvier 2017

L’aventure de Benoît Devie en Roumanie

Benoit Devie est un éleveur originaire des Ardennes qui est parti s’installer en Roumanie, au nord de Bucarest lorsqu’il avait 25 ans, il y a 10 ans.

Il a investi dans un kolkhoze de 5 longs bâtiments et de vieux hangars, sur 8 hectares. Il y a sur l’exploitation 288 vaches de race Prim’Holstein, 600 hectares de culture dont 100 en propriété. 

Lorsqu’il s’est installé, son but était de produire 10 tonnes de lait par jour d’ici 5 ans. Ce fût un réel défi pour Benoît, son père étant éleveur de vaches allaitantes, il n’avait jamais trait une vache avant d’arriver dans ce pays.

C’est suite à un stage en Roumanie qu’il a découvert les possibilités offertes par un terrain bon marché et une main d’œuvre abondante. Ses parents l’ont soutenu financièrement dans son installation.

Aujourd’hui, il gère neufs salariés quotidiennement sur son exploitation. Pendant les 8 premières années, l’exploitation était en chantier de façon permanente, et progressivement son exploitation a pris de l'ampleur. 

Il également investi dans une salle de traite DeLaval en 2x16. Même si Benoît Devie est satisfait de son investissement, il a du travailler dur pour faire face aux différents problèmes :

  • L’état du Kolkhoze lors de l’achat
  • Les hivers très rigoureux (jusqu’à -30°)
  • Le manque de suivi pour la reproduction

Benoît Devie est aujourd’hui satisfait de ce projet, car s'il avait réalisé les mêmes investissements aujourd'hui cela lui aurait été bien plus compliqué qu’il y a 10 ans. En effet, même s'il reste quelque kolkhozes à vendre, de moins en moins de terres sont disponibles et la crise financière a stoppé les installations car il devient difficile d’avoir un prêt sur le long terme.



mercredi 4 janvier 2017

Les chiens de berger

Les chiens de berger sont sélectionnés pour la conduite et la protection des troupeaux d’animaux. Ils exercent un rôle prépondérant aux cotés des bergers. Ces chiens sont capables de conduire les troupeaux au quotidien et lors des déplacements du bétail, de retrouver des animaux égarés et de protéger les troupeaux contre les prédateurs.

Les chiens de berger, aussi dit « chiens de conduite », qui avaient disparu des paysages agricoles dans l’après-guerre, sont redevenus des partenaires de travail privilégiés des éleveurs. Ils interviennent aujourd’hui sur des espèces aussi variées que les ovins, les bovins, les caprins, les porcins, les équins et les volailles.

Cependant l’efficacité d’un bon chien de troupeau dépend du bon apprentissage du maître autant que celui de l'animal. Cela nécessite du temps et de la patience au début du dressage du chiot qui a lieu dès le sevrage. Mais une fois ce dressage maîtrisé, l’éleveur gagne du temps dans la gestion de son troupeau. 

Les différentes races de chiens de berger sont le Border Collie, le Berger Australien, le Berger des Shetland, mais le principal reste le Border Collie.

lundi 2 janvier 2017

La Bleue du Nord

La Bleue du Nord est une race bovine qui se situe dans la région Hauts-de-France. Cette race est d’origine belge. Elle a failli disparaître mais grâce à des éleveurs français dans les années 70, elle est toujours existante.
La vache Bleue du Nord est utilisée pour la production de lait, mais ces vaches sont moins productrices que les vaches de race Prim’Holstein. L’avantage de cette race c’est que les taureaux peuvent être valorisés pour leur viande réputée tendre ; c'est pour cela que ce race est dite mixte.


La hauteur au garrot pour les femelles est de 139 cm en moyenne contre 150 cm pour les mâles. Le poids adulte mâle est d’environ 1200 kg, et pour les femelles c’est 800 kg. La robe de la vache est soit pie bleue ou pie noir. La Bleue du Nord s’adapte aux conditions climatiques de la région Hauts-de-France, elle ne craint pas le froid ni l’humidité.
En 2014, il y avait en France 1470 femelles de plus de 3 ans de race Bleue du Nord.
La race Blanc-bleu-belge est issue d’une même souche que la Bleue du Nord mais cette race s’est orientée vers la production de viande.

Source : race de france

vendredi 30 décembre 2016

Emma nous parle ... de la digestion

La rumination est un principe qui permet aux ruminants tel que les bovins de faciliter la digestion. En effet, les fibres de l’alimentation des vaches sont difficiles à digérer. Les vaches possèdent un estomac composé de 4 différentes poches : la panse, le réseau, le feuillet et la caillette.

Lorsque la vache s’alimente, la nourriture est stockée dans la panse, puis cette nourriture est renvoyée vers la bouche grâce à des contractions du réseau et de l’œsophage pour être mâchée et permet ainsi de faciliter la digestion : c’est le principe de la rumination.

La rumination se fait grâce aux coups de mâchoires. Le nombre de coup de mâchoire varie selon la digestibilité des aliments. Après la rumination, l’alimentation de la vache passe par le réseau qui trie les aliments et laisse passer les particules inférieures ou égales à 1mm, puis par le feuillet qui retient l’eau (le feuillet n’est pas présent chez tous les ruminants) et enfin par la caillette qui permet l’action enzymatique.

mercredi 28 décembre 2016

Stage de première année de Benjamin

Dans le cadre de ma formation en première année en école d’ingénieur agricole d' UniLaSalle - Campus Beauvais, il nous est demandé d’effectuer un stage en exploitation agricole de type polyculture-élevage afin de mettre en pratique ce que nous avons pu étudier mais aussi de découvrir le métier d’agriculteur avec une production végétale ainsi qu’une production animale.

Ce stage se fait sur une durée totale de 6 semaines, divisée en deux périodes ; deux semaines en avril et quatre pendant les vacances d’été. Il doit se faire en deux périodes afin de nous permettre de voir et d’apprendre sur l’évolution des cultures et doit également être fait en dehors de notre région afin de découvrir un autre terroir.

Pour ma part, j’ai effectué mon stage au GAEC des Deux Rives qui est une exploitation familiale en polyculture-élevage spécialisée dans l’activité laitière mais également dans la production de foin avec le séchage en grange. L’exploitation est gérée par Manuel GAVELLE, son frère Lionel GAVELLE, sa sœur Laurence GAVELLE et sa femme Patricia GAVELLE.

Elle est située à Heubécourt-Haricourt, un petit village sur le plateau du Vexin, près de Vernon dans le département de l’Eure en Normandie.

L’exploitation est en autonomie fourragère avec les nombreuses prairies qu’ils cultivent. Ils ont un troupeau de Prim’Holsteins de 110 vaches.

Récolte des foins

mercredi 21 décembre 2016

Le Showmanship

Le Showmanship est un terme anglais qui désigne la présentation des animaux sur un concours.
Tout comme le clippage, cette technique a pour but de mettre en valeur l’animal en essayant de cacher ses défauts et de montrer ses qualités.
C’est une discipline très codifiée, qui fait l’objet de nombreux concours à travers le monde, qui sont le plus souvent réservés aux jeunes de moins de 25 ans.
Tout d’abord, une vache se tient toujours de la main gauche (sauf exceptions) et du côté gauche de la vache, et ce, que le présentateur soit en marche avant ou en marche arrière.


Lors de l’entrée sur le ring, le présentateur doit être en marche avant et ce durant l’entrée de tous les animaux. Lorsque le dernier animal est totalement à l’intérieur du ring, les présentateurs doivent alors passer en marche arrière. Lorsque l’animal est sur le ring, le présentateur doit lui faire adopter une marche lente et fluide, qui permet d’éliminer le plus possible les mouvements parasites (balancement de la mamelle, dos qui s’arrondi à chaque pas, …).
Durant toute la durée du jugement, le présentateur doit s’efforcer de tenir la gorge de son animal pour que ce dernier paraisse plus féminin, plus laitier.

                                       

Les animaux tournent sur le ring dans le sens antihoraire afin de faire admirer le côté droit de l’animal aux jugent qui se trouvent au centre puisque dans les codes, une vache (Prim’Holstein notamment) se juge sur le côté droit, le côté gauche servant à départager des animaux équivalents.

Les animaux tournent donc jusqu’à ce que le juge appelle les animaux un par un dans un ordre de pré-classement, les présentateurs doivent alors se dépêcher de rejoindre le centre du ring (en tenant leur animal de la main droite et en accélérant le pas) et de placer leur animal dans la rangée afin de permettre au juge de l’apprécier à l’arrêt et de derrière, afin que ses membres et sa mamelle soient mis en avant, mais aussi pour montrer la largeur de l’animal et la finesse de l’ossature.

                                                 

A l’arrêt, le placement de l’animal est très important ; les membres postérieurs et antérieurs doivent être placés du mieux possible et selon les codes, la tête doit être tenue en hauteur (avec le mufle dans la continuité de la ligne de dos), la queue doit être bien posée et centrée (il faut éviter à tout prix que la vache lève la queue ou la mette de travers afin que le juge puisse apprécier l’animal à sa juste valeur). Le dos doit être maintenu rectiligne et tendu. Le présentateur doit quant à lui essayer de se mettre au niveau de l’épaule de l’animal pour être le plus discret possible.

                                                  

La position idéale des membres est variable selon qu’il s’agisse de génisse ou de vache. Chez une génisse on va essayer de donner de la longueur à son animal, on va donc reculer le membre arrière de l’animal de quelque centimètres et avancer légèrement le membre avant afin de donner une impression de longueur supplémentaire. L’autre membre avant doit être placé sous l’épaule alors qu’à l’arrière, il faut veiller à ce que le second membre soit dans une position naturelle.

Placement idéal pour une génisse

Pour les vaches en production, le poste qu’il faut absolument faire ressortir est la mamelle. Pour cela, le placement à l’arrêt est très important, les membres avants doivent se trouver sous l’épaule, perpendiculaires au sol. Pour les membres arrières, on va faire l’inverse afin de montrer l’arrière pis (la hauteur de l’attache arrière) en avançant le membre du côté du juge et en laissant le second au naturel.

                                       

Si le juge passe devant les animaux pour les comparer sur le poste de la largeur de poitrine, le présentateur doit alors s’effacer autant que possible et se glisser sur le côté de l’animal.
Couplé à un clippage de qualité, une bonne présentation est un atout non négligeable pour présenter des animaux sous leur meilleure forme et maximiser ses chances sur un concours.

mardi 20 décembre 2016

Henri nous parle ... des robots de traites

Actuellement, il y a de plus en plus de robots de traite qui se développent dans les exploitations agricoles laitières. En effet la traite qui s’effectuait matin et soir est maintenant remplacée par des machines, et s’effectue tout le long de la journée, en continu. Les premiers robots ont commencé à se répandre dans les années 1990 et ne cessent de se développer et de se perfectionner.

Les avantages que peuvent permettre les robots de traite pour les éleveurs sont d’apporter un travail moins répétitif, et moins d’astreinte liée à la traite. Cependant, installer un robot de traite ne veut pas dire ne plus s’occuper de son troupeau. Au contraire, il faut toujours y passer autant de temps mais le travail peut s’effectuer à des horaires différents. De plus, lors d’une panne du robot il faut être en mesure de pouvoir intervenir rapidement, que ça soit de jour comme de nuit. Un robot de traite peut s'adapter à de nombreuses situations, à condition que l'éleveur soit motivé, autant par la machine que par le suivi de son troupeau.

Le principe est que chaque vache possède un collier afin que le robot la différencie. Lorsqu’elle se présente au robot, il va effectuer un lavage des mamelles, puis à l’aide de lasers il va pouvoir identifier et brancher les trayons. Pour cela, il faut que l’intervalle de temps minimal entre chaque traite soit respecté sinon la vache n’est pas acceptée à la traite.

samedi 17 décembre 2016

Une couverture de silo c’est bien, comestible c’est mieux !

Philippe PERREIN a eu une idée qui fût primée au concours Lepine et par le Ministère de l’Agriculture. Il a eu pour projet de créer une couverture de silo composée de lithothamne (calcium marin) comestible, qu’il a testé sur des mini-silos de maïs fourrage afin de s’assurer de l’étanchéité et de la solidité. Le produit ressemble un peu à une sorte de ciment que l’on mélange à de l’eau. Lorsqu’on l’épand sur les tas d’ensilage, on a une pâte qui va former une pellicule imperméable en séchant. Le produit est aussi actuellement testé sur des silos de pulpes de betteraves. De nombreuses mesures seront effectuées pendant la conservation et à l’ouverture pour tester si les résultats sont aussi bons, ou même peut-être de meilleurs résultats de conservation. De plus, de nombreux tests seront réalisés quant à la comestibilité.

Si tous les résultats sont positifs, ce produit sera commercialisé pour la saison d’ensilage maïs 2017. Ce produit serait une véritable révolution dans plusieurs domaines : l’environnement (et donc l’image de l’élevage), le temps et le confort de travail ! Fini les journées à bâcher et porter des pneus et boudins de lestage ! Restera le soucis du prix, si cela est économique, ce produit pourrait sembler être la solution miracle. La suite au moment des résultats de l’essai !

                                       

Source : réussir lait et france 3



vendredi 16 décembre 2016

PH nous parle de l'Open Junior Show


Salut à tous, c’est PH, je vais aujourd’hui vous parler d’une expérience que j’ai vécu en octobre 2014.
Tout a commencé lors de l’école des jeunes éleveurs (EFJE) qui se déroule chaque année au Lycée de la Touche à Ploërmel, une formation suivi d’un concours organisé par Prim’Holstein France à laquelle j’ai participé et fini à la troisième place.


Ce classement m’a permis de me qualifier pour l’Open Junior, Show, un concours de jeunes éleveurs organisé chaque année lors du National Prim’Holstein Italien à Crémone, un concours qui regroupe des jeunes venus de l’Europe toute entière (Autriche, Allemagne, Royaume Unis, Finlande, Suède, Espagne, Italie…)

Ce concours est composé de quatre épreuves :

·         Une épreuve de Showmanship (présentation d’un animal sur le ring)
·         Une épreuve de clippage (préparation d’un animal dans un temps limite de 1h30)
·         Une épreuve de jugement d’une section de 4 vaches (avec commentaire en anglais)
·         Un quizz sur la génétique en race Prim’Holstein

Nous nous sommes donc rendus sur place avec Emmanuelle Gérel, la seconde représentante française pour ce concours.
Arrivés là-bas, nous avons tirés au sort une génisse parmi celles mises à disposition pour le concours, puis nous avons eu une journée pour dresser nos animaux à la marche au pas, pour les laver, etc. Nous avons aussi pu, lors de cette première journée, rencontrer de nombreux éleveur locaux et échanger avec sur l’élevage en Italie mais aussi découvrir les animaux présents pour les concours nationaux des races Prim’Holstein et Jersiaise.

La génisse que j'ai tirée au sort a mon arrivée

Le lendemain se tenait l’épreuve de clippage ; nous avons donc eu 1h30 pour préparer un animal à passer sur le ring.
A la suite de ce temps imparti, nous avons du présenter nos animaux sous l’œil avisé des frères Sebarassa (Jaume et Kim), deux juges renommés venant d’Espagne. Pour cette épreuve, je fus classé 5ème de ma section.

Ma génisse quelques minutes avant de passer devant les juges pour l'épreuve de clippage

Lors du troisième jour au cours duquel avait lieu l’épreuve de présentation, nous avons été répartis en fonction de notre âge en deux sections et nous avons été jugés sur notre façon de mettre en valeur un animal sur le ring.
Je ne fus pas classé pour cette épreuve en raison d’une génisse en chaleur qui été très nerveuse sur le ring et parce que, de ce fait, les organisateurs m’ont demandé de sortir afin de ne pas gêner les autres participants.
Suite à cela nous avons dû juger une section de 4 vaches en deuxième lactation et présenter un commentaire sur notre classement (en anglais). Emmanuelle et moi-même avons plutôt bien réussi lors cette épreuve, respectivements premier et deuxièmes ! Nous avons fini la journée par le Quizz génétique.

Une petite photo lors du concours de génisse

Le lendemain avait lieu le concours de la race Jersiaise et le concours génisse Prim’Holstein ou nous avons eu la chance de présenter les génisses qui nous avaient été mises à disposition pour la semaine.
Le dernier jour, nous avons pu admirer le concours national et avons partagé un repas avec l’ensemble des jeunes et des éleveurs présents sur le concours.
Au final, nous nous sommes classés 8ème pour ma part et 10ème pour Emmanuelle sur plus de trente participants.


Cette expérience fut très enrichissante pour nous ! En effet, elle nous a permis de nous confronter aux jeunes de l’Europe toute entière, de découvrir le monde des concours en Italie et également les attentes des éleveurs italiens vis-à-vis des animaux, de la génétique …






jeudi 15 décembre 2016

PH nous parle du clippage


Bonjour à tous, c’est PH !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la tonte et du clippage des animaux avant un concours.
Lorsque l’on présente un animal (Prim’Holstein, mais aussi les autres races), on le fait pour représenter le travail de l’éleveur au quotidien. Pour cela, il faut donc présenter les animaux sous leurs meilleurs jours.
Pour les races allaitantes, on cherche des animaux les mieux conformés possibles ; on va donc redresser le poil des animaux afin de donner une impression de volume supplémentaire. La race Blanc Bleu Belge est mise à part ; on va plutôt tondre certaines parties du corps afin de faire ressortir la musculature des animaux et la finesse de l’ossature.

Blanc Bleue Belge sur un concours
Charolaise sur un concours

Pour les races laitières, on va chercher a montrer la finesse de l’ossature, le style des animaux, les qualités de la mamelle …
Pour cela, on va tondre les animaux très près du corps, (entre 1,5 et 4 mm), on va tondre encore plus court les membres, on va raser la mamelle des animaux pour faire ressortir les qualités de l’animal, mais on va aussi pouvoir jouer sur les tailles de coupes différentes pour donner de la solidité, de la profondeur ou de l’harmonie aux animaux.
Pour certaines races (Prim’Holstein, Brune, Jersiaise et Pie Rouges des Plaines) on va même pouvoir réaliser une ligne de dos qui va permettre de cacher une éventuelle faiblesse de l’animal dans le dos, mais surtout pour donner de l’harmonie à l’animal.
Pour cela, on utilise un panel de matériel, composé de tondeuses avec différents peignes pour différentes taille de coupe, d’un sèche-cheveux pour la ligne de dos, de brosses qui vont permettre de dresser le poil sur le dos des animaux, de retirer les poils coupés et la poussière des animaux ainsi que de nombreux cosmétiques qui vont permettre de fixer les poils, de les colorer, de rehausser la couleur du poil, de faire briller les animaux sur le ring pour attirer le regard du juge …

Le matériel nécessaire pour clipper

Le clippage doit permettre de mettre en avant les qualités d’un animal mais aussi d'essayer de cacher les éventuels défauts de l’animal. Mais le clippage doit avant tout rester quelque chose de discret, il doit se fondre dans l’animal pour paraître le plus naturel possible.

Avant le clippage

Après le clippage

Actuellement, en France, il existe plusieurs formations qui permettent d’apprendre à clipper. Ces formations sont en général destinées aux jeunes de 16 à 25 ans ; la plus prestigieuse a lieu chaque année à Ploërmel, au Lycée Agricole de la Touche. Elle est organisé par le Prim’Holstein France. Cependant, de nombreuses autres formations sont possibles par le biais des associations d’éleveurs départementales (Avenir Génétique Moselle, Breizh 56, …), mais aussi par des associations telles qu’Eurogénétique.

Aujourd’hui, il existe même des concours de clippage pour les jeunes, à tous les niveaux (Départemental, Régional, National et même Européen) qui permettent de mettre en avant cette technique auprès des éleveurs et du grand public

vendredi 9 décembre 2016

PH nous parle de son stage en Nouvelle-Zélande

Salut à tous !

Aujourd’hui je vais vous parler d’une expérience que j’ai vécu cet été. En effet, par le biais du cursus scolaire que nous suivons à UniLaSalle - Campus Beauvais, nous devons réaliser un stage dans un pays anglophone. Je suis donc parti durant trois mois cet été pour découvrir la Nouvelle Zélande et sa production laitière.

J'ai quitté notre si beau pays le 31 mai, avec deux camarades de promotion, pour aller à l’autre bout du monde. Après plus de 40 heures de voyage (4 vols différents et des escales à Dubaï, Bangkok, et Sidney) nous sommes arrivés sur l’île du Sud, chacun dans une ferme voisine.

C’est ainsi que je suis arrivé à BeechbankDairies, chez Allan et SharronDavie-Martin, une « petite » ferme de presque 600 vaches laitières.

Voilà l'entrée de l'exploitation

Le jour de mon arrivée, c'était le jour du tarissement. La production est saisonnière en Nouvelle Zélande et toute les vaches sont taries le même jour. Au début de mon stage, je devais simplement nourrir les animaux avec des betteraves fourragères et des choux, consommés directement dans le champ en bougeant les clôtures électriques chaque jour.

Les champs de betteraves fourragères

Les vaches dans les choux fourragers

J'ai donc profité de cette période plus calme pour visiter le pays et découvrir ses magnifiques paysages mais aussi pour skier ; et oui, la Nouvelle Zélande se trouve dans l’Hémisphère Sud et les saisons sont inversées par rapport à chez nous.

Une petite journée ski en plein mois de juillet

Puis aux alentours du 15 juillet, les premiers animaux ont commencé à vêler. J’étais alors responsable du tri des animaux et du ramassage des nouveaux nés chaque matin. De plus, je devais traire chaque jour avec les salariés de l’exploitation.

Le ramassage des veaux

J’ai pu découvrir pendant ce stage de nombreuses choses sur l’élevage, notamment l’élevage plein-air puisque le seul bâtiment de la ferme abritait la salle traite (2x40 simple équipement en épi).

La salle de traite de l'exploitation, simple mais fiable

J'ai pu découvrir aussi la production de lait à base d’herbe uniquement puisque les vaches de la ferme ne recevaient que de l’herbe à pâturer pour leur alimentation.

Un des pivots d'irrigation de la ferme

J’ai aussi pu voir que la vision de l’animal est totalement différente dans ce pays. En effet, les vaches sont uniquement vues comme des outils de productions et les éleveurs pensent avant tout à la rentabilité de leur exploitation lorsqu’il s’agit de soigner un animal ; si les soins sont trop chers, les animaux sont vendus ou euthanasiés.

Je suis revenu en France le 30 août, après trois mois passés dans ce magnifique pays. Ce voyage fut totalement dépaysant pour moi mais aussi très enrichissant puisque je pense y avoir acquis une ouverture d’esprit plus importante. 

mercredi 7 décembre 2016

Guillaume, le responsable communication, nous parle de son stage à l'étranger !

Bonjour, je m'appelle Guillaume et je suis actuellement en 3 année section agriculture.

Je suis parti cet été pendant 4 mois en Nouvelle Zélande. J'ai travaillé dans une exploitation agricole qui compte pas moins de 1200 vaches laitières.

Les vêlages débutent aux environs du 15 juillet et se terminent aux alentours du 15 septembre ; la majorité s’effectuent en août. Mon job était de ramasser les veaux dans les prairies tous les matins. Certains jours, on pouvait ramasser jusqu'à 50 veaux ! Deux fois par jour, je déplaçais les vaches des paddocks à la salle de traite à l'aide d'une moto. Pour l'alimentation, nous déplacions des clôtures électriques quotidiennement. 

L'équipe avec laquelle je travaillais était composée de 4 philippins et de 2 néo-zélandais. Tous étaient très sympathique avec moi tout comme mes maîtres de stage qui m'ont permis d'avoir une expérience aussi enrichissante sur le plan professionnel que sur le plan social.

Voilà un panneau de mon exploitation de stage !

mardi 6 décembre 2016

Henri nous explique ... le fonctionnement de son unité de méthanisation !

Bonjour !

C’est Henri ! Sur la ferme familiale nous disposons d’une unité de méthanisation ainsi qu’un troupeau laitier de race Prim’Holstein.

Nous utilisons le fumier des vaches et de l’ensilage d’herbe pour produire de l’électricité !

Voilà l'unité de méthanisation de mon papa !

Le principe consiste à incorporer de la matière organique telle que du fumier, du lisier ou encore de l’ensilage dans de grosses cuves. Le tout est chauffé et mélangé à une température d’environ 45° C. La matière va se dégrader et produire du gaz qui est du méthane. Ce dernier est filtré (eau et soufre) puis utilisé comme combustible pour des groupes de cogénération. L’électricité ainsi produite est envoyée dans le réseau EDF. Notre production est de 400 KWh. La chaleur dégagée par les moteurs sert à chauffer les cuves de méthanisation et fournit l’eau chaude nécessaire pour l’exploitation.

De plus, elle est aussi convoitée pour sécher des copeaux de bois. L’énergie thermique produite peut aussi dans d’autres cas alimenter en chauffage des usines, des serres, des maisons, voire même des villages entiers !

mercredi 30 novembre 2016

Benjamin nous explique ... la ventilation dans les bâtiments d’élevage

La bonne ventilation d’un bâtiment d’élevage contribue au confort de l’animal. Une bonne ambiance permet de limiter la diffusion des maladies et de limiter les troubles respiratoires tout en favorisant une croissance optimale des animaux.
En effet, la ventilation d’un bâtiment d’élevage laitier, qu’il s’agisse d’un bâtiment abritant les veaux nouvellement nés ou les vaches laitières, est d’une importance capitale. L’attention doit être portée sur l’air frais. Les vaches laitières ont besoin d’un air frais et sain, constamment renouvelé, pour leur permettre d’atteindre leur potentiel de production. Un environnement très humide, la présence d’ammoniac, les agents pathogènes et les concentrations de poussière que l’on retrouve dans les structures non ventilées sont autant de conditions défavorables au bien-être des animaux. Un air vicié affecte négativement la production et la qualité du lait.

Les systèmes de ventilation des bâtiments d’élevage doivent éviter un niveau d’humidité élevé pendant l’hiver et une température élevé en été. Pour cela, il existe plusieurs systèmes de ventilations des bâtiments.

Il y a :
Les ventilateurs qui sont placés à plusieurs endroits pour faire circuler l’air dans le bâtiment (certains sont même équipés de brumisateurs pour l’été pendant les fortes chaleurs).

Ventilateur pour les bâtiments d'élevage

Les rideaux sur les côtés des bâtiments qui sont motorisés automatiquement par une console en interaction avec une station météorologique (les rideaux s’ouvrent ou se referment en fonction des conditions météorologique).

Photographie d'un rideau automatique

Le système d’extraction d’air par cheminée afin d’extraire plus facilement l’air des bâtiments.

Kit cheminée

Sources :
http://www.delavalfrance.fr/A-propos-de-DeLaval/DeLaval-Newsroom/News/Nouveau-ventilateur-DDF1200-DeLaval/
http://www.agriestelevage.fr/Extraction--0000362-vente/Kit_Cheminee--0000990.html